La vie sur l’île
En liberté, le Royal Bourbon est un chien débrouillard, souvent amené à subvenir seul à ses besoins.
Cette population de chiens est soumise à une mort précoce.

L’errance
C’est une cause importante de mortalité sur l’île. La maladie et la malnutrition viennent souvent à bout des chiots – il y a de nombreux cas de parvovirose.
Les animaux affamés cherchent de la nourriture auprès des habitations d’où ils sont chassés et parfois même empoisonnés.
Bien que la météo soit plutôt clémente, les cyclones, de plus en plus dévastateurs, sont aussi une cause de mortalité.
Sans oublier le trafic routier : En 2023, on comptait plus de 6000 animaux tués sur les routes. C’est énorme et certains répandent la rumeur qu’on calcule la distance d’un trajet en voiture au nombre de chiens morts sur le bord de la route.
La maltraitance
À La Réunion, la maltraitance animale est particulièrement élevée, bien plus qu’en métropole, et s’inscrit dans un contexte marqué par de fortes violences intrafamiliales. De nombreux animaux ayant des propriétaires vivent attachés au fond d’une cour, sans abri, peu nourris, sans soins vétérinaires et sans considération. Ils sont perçus comme des objets plutôt que comme des membres de la famille, ce qui révèle un manque d’empathie et de bienveillance envers les animaux.
À cela s’ajoutent des actes extrêmes de torture et de cruauté. Les chiens sont piégés puis séquestrés et torturés par des groupes de jeunes dans des squats ou jetés dans des ravines.
Les actes de maltraitance décrits relèvent d’une organisation méthodique et préméditée, reposant sur le repérage ciblé d’animaux particulièrement vulnérables, notamment des chiens errants, des femelles gestantes et des portées de chiots. Les animaux sont appâtés, capturés puis stockés pendant plusieurs jours ou semaines dans des lieux isolés, sans eau ni nourriture, où ils subissent violences, mutilations et traumatismes psychologiques.


La pêche au requin
Je ne pouvais pas aborder le sujet de la maltraitance sans mentionner un sujet qui fait une vive polémique. On entend beaucoup parler des chiens et chats qui serviraient d’appâts pour la pêche au requin. L’animal est hameçonné vivant et blessé avant d’être jeté à la mer pour que son sang attire plus facilement le requin.
Cette information a été partagée par de nombreux médias dans les années 2000 et continue d’être relayée comme une sorte de coutume locale. Même si le sujet a été abordé à l’assemblée nationale et que des individus ont été jugés pour cette pratique, ces cas semblent assez marginaux pour en faire une généralité et surtout une coutume propre à la culture réunionnaise.
